
Les enregistrements de la rencontre du 6 décembre sont disponibles sur le site de Cité Anthropocène.
L’architecture et l’édition sont des disciplines traversées par des questionnements communs: impact environnemental, chaîne d’interdépendances, récits du futur… Cette rencontre propose de croiser ces deux champs pour interroger leur dimension sensible et politique et voir de quelles manières ces lieux de résistance peuvent converger vers des pratiques plus durables à travers les notions d’attention, de ménagement, de maintenance ou de renoncement.
Un temps pensé comme une liberté totale, le théorème du Caterpillar, comme le nomme Frédéric Bonnet, défend un mode extractiviste, productiviste et hyperconsommateur qui n’est pas soutenable. A l’heure du changement global, il s’agit de réadapter les exigences dans le faire : préférer la lenteur à l’efficacité, l’empathie à l’esthétique. En résumé, utiliser de nouvelles échelles de valeur, afin de repenser un modèle dans son ensemble.
Dans une course effrénée à la nouveauté, l’existant est oublié. Dans une adresse directe au livre de Pierre Caye, Durer, il s’agit de repenser la temporalité afin de passer d’une économie libérale du livre, à une écologie du livre. Pour cela, la maxime “Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin” permet de favoriser les interactions, le partage, afin de mieux réfléchir au global. Alors que la propriété, en architecture comme en livre, est synonyme d’appropriation, la mutualisation permet de consommer moins pour vivre mieux.
Avec :
– Lucile Haute, artiste, docteure en arts plastiques, maîtresse de conférences en design à l’Université de Nîmes, chercheuse associée à EnsadLab
– David Piovesan, maître de conférences, spécialiste de la bibliodiversité, ancien libraire
– Frédéric Bonnet, architecte, enseignant, cofondateur de obras architectes
– Animation: Florence Cortat Roller
Cycle imaginé par 205ter, Éditions 205 et Cité anthropocène


