Avez-vous peur des panneaux « danger » ?

Dans le cadre du projet Osirisk, Béatrice Gisclard et Louis Baldasseroni interviendront lors de Pint of Science le 19 mai à Avignon.

Pourquoi les risques sont-ils signalés par des couleurs ou symboles précis (trèfle radioactif, carré orange, panneau de pont submersible) ? Les gestionnaires de risques s’interrogent sur l’efficacité de ces messages. En croisant histoire des codes visuels et design, la présentation analyse la surcharge d’information et les inégalités sociales et territoriales face à la prévention des risques majeurs.

Prévenir les risques environnementaux par la signalisation
Dr. Louis BALDASSERONI (Maître de conférences – UPR CHROME, Nîmes Université)
Les formes et les couleurs de la signalisation des risques nous paraissent aujourd’hui évidents, tant nous avons l’habitude de les voir. Cette situation héritée peut faire obstacle à son adaptation à des risques environnementaux plus divers et inégalitaires, comme les inondations ou les risques liés aux transports de matières dangereuses. Une approche d’histoire environnementale permet de comprendre le contexte d’élaboration de ces signes, pour mieux réfléchir à leur réception par les populations.

En cas de danger, quand voir ne signifie pas toujours comprendre
Dr. Béatrice GISCLARD (Maîtresse de conférences – UPR PROJEKT, Nîmes Université)
Le changement climatique engendre des catastrophes qui nécessitent de repenser les systèmes de gestion. Le défi consiste à faire émerger une information pertinente pour les populations. Les couleurs, les symboles et les supports de signalisation du danger varient selon les cultures. Le signal constitué ne doit pas laisser place à l’interprétation, or un signe est toujours polysémique et assorti d’ambiguïté. Comment aborder cela par le design ?